La quatrième révolution industrielle

Préface. Dans son Dictionnaire des idées reçues, Gustave Flaubert aurait pu ajouter une entrée utile, quoique moins courante il y a cent ans : « Visionnaire : l’écouter quand il parle ». Klaus Schwab a toujours eu une prescience des mouvements à venir et des forces qui, de manière sourde et puissante, travaillent nos sociétés modernes. Lorsqu’il fonde le World Economic Forum, il a déjà cette volonté absolue de convier l’ensemble des esprits et forces vives – nos amis anglophones parleraient des stakeholders – à réfléchir, débattre et construire. Les entreprises bien sûr, elles qui sont aux premières loges de l’innovation, mais également les gouvernements, les universitaires, les syndicats, les ONG et tous les représentants de la société civile – y compris les plus jeunes, le Forum ayant montré la voie aux entreprises en promouvant les Young Global Leaders. La méthode est connue et explique le succès du Forum : peser de manière concrète, en travaillant à l’amélioration du monde (« committed to improving the state of the world »). Klaus Schwab s’est toujours soucié du lien avec la réalité et ne s’est jamais contenté de formuler des idées théoriques. Lucide, il n’hésite pas à rappeler aux chefs d’État – toujours avec respect – des vérités difficiles à dire. …

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